les feuilletons d’autrefois

1 février, 2007

les mysteres de l’ouest

Classé sous les mysteres de l'ouest,Non classé — maquesnot @ 12:46
 conrad10.jpg  LES ANNEES JAMES WEST                C’est en 1964 qu’il se présente au casting d’une nouvelle série au concept délirant et qui s’inscrit pleinement dans le contexte « James Bond mania » du milieu des années 1960. Quoiqu’à la réflexion, les futurs « Mystères de l’Ouest soient peut-être autre chose (à ce sujet, je vous recommande de lire les articles de Martin Winckler qui ont été publiés dans la revue Générations Séries).A l’origine de cette série-culte, un homme important : Michael Garrison. Ce dernier commence sa carrière à Hollywood comme acteur puis devient très vite producteur associé, travaillant sur plusieurs programmes célèbres pour le cinéma tels « Peyton Place » ou « The Long Hot Summer ». Il est à noter que ces deux films furent adaptés à la télévision, le second permettant notamment le démarrage de la carrière d’un certain Roy Thinnes, en 1963. Déjà, en 1956, Garrison et son associé Gregory Ratoff avaient tentés d’adapter le roman de Ian Fleming : « Casino royale » pour le cinéma. Ainsi, il est patent que son intérêt pour le monde de l’espionnage est fort ancien.

En compagnie de Hunt Stromberg Jr, directeur des programmes de CBS et d’Ethel Winant, chargée du développement des programmes, Michael Garrison imagine les aventures d’une sorte de James Bond dans l’Ouest. Le pilote est écrit par Gil Ralston, qui conçoit quelques uns des gadgets qui feront l’originalité de la série. Robert Conrad devient donc James West, agent secret dépendant directement du Président Grant et aidé d’un associé du nom d’Artemus Gordon qui, dans la première saison 65/66, aura plus un rôle de faire-valoir que d’alter ego. A sa demande, son personnage s’étoffera lors des trois saisons suivantes.

Pour Robert Conrad, le casting ne fut pas chose facile. En compétition avec John Derek, Skip Ward ou Rory Calhoun, le jeune acteur, il alors 30 ans, décroche le rôle-titre grâce à sa séduction naturelle et ses capacités physiques qui vont pouvoir pleinement s’exprimer dans « Les Mystères de l’Ouest ». Le 16 décembre 1964, débute le tournage de l’épisode-pilote sous la direction de Richard Sarafian. Onze jours et demi furent nécessaires dans un climat parfois tendu et ceci pour deux raisons : beaucoup d’éléments nouveaux étaient testés pour s’intégrer dans le concept final du show et les relations entre Robert Conrad et Ross Martin n’étaient pas des meilleures. Fort heureusement, avec le temps, les deux comédiens finiront par admettre que leur relation devait être symbiotique. Les saisons III et IV, programmées de 1967 à 1969, démontrent à merveille cette réalité, le duo fonctionnant à plein régime. En fait, Robert Conrad ne cachait pas son admiration pour les talents de comédie de Ross Martin. Ce dernier étant, lui, admiratif des capacités de cascadeur de Robert Conrad.

« Les Mystères de l’Ouest » commencent leur diffusion le 17 septembre 1965 et le succès est au rendez-vous. Ce programme, longtemps dénigré par les revues dites spécialisées en France, est enfin considéré, à juste titre, depuis quelques années, comme un monument d’originalité et d’invention. L’atmosphère mystérieuse qui se dégage de chaque épisode, le soin apporté à la réalisation avec la participation de cinéastes tels Richard Donner, Alan Crosland Jr, Marvin Chomsky, Robert Sparr, Paul Stanley, Gunnar Hellstrom, Alex Nicol, Mike Moder, James B.Clark et surtout Irving J.Moore, auteur de 26 épisodes, l’extraordinaire performance des méchants de service (Miguelito Loveless étant le plus brillant et le plus maléfique), les partitions musicales signées Richard Markowitz, Morton Stevens, Robert Drasnin, Jack Pleis ou Richard Shores… Tout ceci concourrait à la qualité unique et inégalée du show.

Sans oublier l’ingrédient magique, ce petit plus fascinant qui laissait tous les gamins de l’époque béats d’admiration : les bagarres ! Ah, les samedis après-midi des années 1970 en France, à l’époque de « La Une est à Vous » présentée par Bernard Golay. Quatre heures de programmes dédiées aux séries TV, avec le vote des téléspectateurs, l’épisode d’ouverture, et l’obligation de patienter jusque 17 heures avant que n’arrive le moment tant attendu quand, avec un brin de malice dans le regard, et 80% des appels téléphoniques en faveur de la série, le présentateur annonçait la diffusion d’un nouvel épisode. Armé de biscuits BN dans la main gauche et de jus d’orange dans la main droite, pour toute une génération de gosses dont je fais partie, arrivait alors la sacro-sainte récompense, fruit de l’attente d’une trop longue semaine : les bagarres à la James West. Et, sous nos yeux fascinés, les portes volaient en éclats, les méchants de service tombaient dans les escaliers ou passaient au travers des fenêtres. James West s’en sortait toujours, même à un contre dix ! A ce sujet, je vous recommande trois épisodes particulièrement éloquents quant à la qualité et l’aspect spectaculaire voire un peu fou des scènes d’action dans « Les Mystères de l’Ouest ». Tout d’abord, le numéro 51 : « La Nuit des Tireurs d’Elite », ensuite le numéro 88 : « La Nuit du Sarcophage » et enfin le numéro 90 : « La Nuit de l’Oeil-Mémoire ».

Coordonnées par Withey Hughes mais hautement supervisées par Robert Conrad, les scènes de combat de la série sont devenues des modèles de référence et jamais, aucune autre série, n’est parvenue à développer ce type de scènes d’action. Jerry Summers, Chuck O’Brien, Bill Couch, Dick Cangey, Jerry Laveroni, Tom Huff, Fred Stromsoe, Jack Williams, Red West, Lou Elias, Bill Catching, Bob Herron, Jimmy George et tant d’autres méritent tous nos remerciements pour ces purs moments de bonheur télévisuel. Quant à Robert Conrad, il est à tout jamais l’acteur-cascadeur le plus efficace et le plus populaire de la télévision. Personne n’a pu, depuis, égaler ses performances. Certainement pas le pitoyable Will Smith dans cette honteuse adaptation de la série signée du nullissime Barry Sonnenfeld, adaptation qui ne mérite que notre mépris !

Cependant, c’est à cause de ses scènes d’action, jugés trop violentes, que la série fut annulée en avril 1969 après 104 épisodes, tous d’égale qualité. On ne peut que rester pantois devant l’imbécillité des dirigeants de l’époque, avec une mention particulière pour Frank Stanton, le président de CBS, qui n’a pas laissé l’opportunité de conclure la série par une saison finale.

LES ANNEES 1970 

Alors, pour Robert Conrad, l’entame des années 1970 consiste tout d’abord à participer à des séries en tant qu’invité-vedette notamment dans « Mannix ». Puis, c’est en 1971 que débute la diffusion d’une nouvelle série le mettant en vedette : « The D.A. » ce qui signifie District Attorney, l’équivalent du Procureur de la République dans le système judiciaire français.

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Robert Conrad dans « The D.A. »

Qu’un acteur de télévision n’ait pas à son palmarès un programme dont l’action se déroule dans l’univers judiciaire est chose rare, Conrad ne fait pas exception à la règle. En fait, ce show est un spin-off d’une autre série, « Adam 12″, produite par Herman S.Saunders et Tom Williams qui fut diffusée sur NBC de 1968 à 1975. Robert Conrad y tient le rôle de Paul Ryan, le District Attorney qui se charge de la mise en accusation des prévenus arrêtés par les officiers Pete Malloy et Jim Reed (interprétés par Martin Milner et Kent Mc Cord). Le personnage de Paul Ryan eut suffisamment de succès pour envisager d’en faire un héros à part entière. C’est pourquoi 13 épisodes de ce spin-off produit par Jack Webb furent proposés du 17 septembre 1971 au 01 janvier 1972. Les taux d’écoute ne furent malheureusement pas satisfaisants et d’ailleurs cette série ne fut jamais diffusée en France. Chose regrettable.

En 1972, le célèbre comédien s’engage ensuite dans une autre série « L’Homme de Vienne ». A l’origine de ce programme particulier, un téléfilm interprété par Roy Scheider et proposé au public le 30 avril 1972 pour tester son audience potentielle. Finalement, Robert Conrad le remplacera au pied levé (ce qui deviendra une habitude chez lui dans cette décennie 1970) pour une courte diffusion du 28 septembre 1972 au 09 juin 1973. Les huit épisodes de cette série racontant les aventures d’un agent expatrié en Autriche et qui dissimule des archives secrètes pour le compte du gouvernement américain derrière la façade de son restaurant, furent intercalés avec 16 autres pour former un show intitulé : « The Men » qui racontait les exploits d’agents secrets disséminés à travers le monde.

Ainsi, le début des années 1970 est-il prolifique pour Robert Conrad mais le succès public qu’il avait connu dans la précédente décennie semble le fuir. Toutefois, il donne la réplique à l’inspecteur Columbo dans l’épisode  » Exercice Fatal « , où il incarne le propriétaire d’une chaîne de magasins de sports ayant détourné sur des comptes bancaires suisses une partie de ses profits. Parallèlement à sa carrière télévisuelle, il tourne dans quelques films tels que Young Dillinger (Terry Morse-1965), avec Victor Buono, Comment voler l’étoile de l’Inde ? (Marvin Chomsky-1974) puis dans le téléfilm Carambolage (John Llewellyn Moxey-1976), avec Vera Miles. Néanmoins, en remplaçant à nouveau une star du grand écran, en l’occurrence Charles Bronson, Conrad va rencontrer un personnage à sa mesure, un certain Greg « Pappy » Boyington…

En 1976, il retrouve un personnage régulier dans l’excellente série « Les Têtes Brûlées », imaginée par Stephen J. Cannell d’après l’autobiographie d’un pilote américain devenu célèbre durant la Seconde Guerre mondiale pour ses multiples exploits contre les forces japonaises, dans le Pacifique Sud. Robert Conrad y excelle dans le rôle du major  » Papy  » Boyington, un commandant d’escadrille aux méthodes aussi singulières qu’efficaces, dont les hommes sont pour la plupart des brebis galeuses en marge de l’armée et promis à la cour martiale.

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Alias le major Greg « Pappy » Boyington

Malgré d’indéniables qualités et une distribution prestigieuse, les responsables de la chaîne NBC annulent la série dès la fin de la première saison avant de la programmer à nouveau au cours de l’automne suivant. Outre un changement de titre, cette seconde saison écourtée sera marquée par certains bouleversements dans la distribution et l’apparition de nouveaux interprètes, dont la propre fille de l’acteur, Nancy, engagée pour tenir le rôle d’une infirmière. Le succès fut immédiat dans de nombreux pays dont la France, où elle fut rediffusée à de très nombreuses reprises. Ce tournage donnera à Conrad le goût du pilotage puisqu’il passera par la suite son brevet de pilote, une activité qu’il ne pratique plus aujourd’hui après avoir récemment vendu ses deux avions personnels.

La même année, il participe à la mini-série « Colorado », d’après la nouvelle de James A. Michener, dans laquelle il interprétait l’explorateur français Pasquinel. Dotée d’un excellent casting (Richard Chamberlain, Raymond Burr, Richard Crenna, Robert Vaughn, David Janssen, etc.) et d’un budget colossal pour l’époque, cette prestigieuse production raconte l’arrivée et l’installation de pionniers, à la fin du 18ème siècle, au cœur d’un territoire du Colorado uniquement peuplé de tribus indiennes. L’acteur y est particulièrement émouvant dans une composition dramatique inhabituelle, pleine de retenue et d’une grande sensibilité, montrant l’étendue de son talent d’acteur. Robert Conrad alias Pasquinel.

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Robert Conrad dans le rôle de Pasquinel

On le retrouve peu après dans le rôle d’un ancien boxeur nommé Oscar  » Duke  » Ramsey, dans la très courte série The Duke, diffusée d’avril à mai 1979. Après avoir arrêté les meurtriers de son manager, Ramsey devient détective privé, menant ses enquêtes en bénéficiant de la complicité de ses amis Joe Cadillac (Larry Manetti) et Dedra Smith (Patricia Conwell). A noter la présence de Red West dans le rôle du sergent Mick O’Brien.

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Et dans celui d’un boxeur dans la courte série : « The Duke »

Dans « Sloane, Agent Spécial », il tient un nouveau rôle d’agent secret, un certain Thomas Remington Sloane III, qui travaille pour une nébuleuse organisation de contre-espionnage placée sous l’autorité du président des Etats-Unis. Dissimulée dans un magasin de jouets, cette organisation secrète possède un laboratoire ultramoderne qui fabrique de délirants gadgets expérimentés par une jeune technicienne nommée Kelly (Karen Purcill) ainsi qu’un ordinateur très sophistiqué baptisé  » Effie  » (dans la version originale la voix est celle de l’actrice Michele Carey, aperçue dans  » La nuit de la terreur ailée « ).

Secondé par Torque (Ji-Tu Cumbuka), un partenaire de poids à la main d’acier sur laquelle s’adaptent une multitude de gadgets, Sloane a pour mission de mettre hors d’état de nuire les membres d’une organisation criminelle. Cette série divertissante créée par Cliff Gould et produite par Quinn Martin a malheureusement un peu vieillie quand on la revoit maintenant et ne comporte que douze épisodes diffusés sur NBC durant la saison 1979-1980 et quelques années plus tard en France, où elle ne fut que très rarement rediffusée.

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Thomas Remington Sloane

Robert Conrad retrouve ensuite son rôle de l’agent secret James T. West aux côtés de Ross Martin dans deux téléfilms sans grande envergure mais malgré tout assez plaisants, The Wild Wild West Revisited (Le retour des mystères de l’Ouest en version française) et More Wild Wild West, dans lesquels il fait admirer sa condition physique, toujours aussi excellente, tout en affichant son attachement à ce rôle fétiche.

Bien qu’il ait assez peu tourné pour le cinéma, on le vit successivement dans les films Mort subite (Eddie Romero-1977) et Du rouge pour un truand (Lewis Teague-1979) avant que sa filmographie ne s’enrichisse d’un grand film. Il partagea en effet l’affiche du film de Meurtres en direct (Richard Brooks-1982) avec Sean Connery, Katherine Ross et Leslie Nielsen. Ce récit de politique-fiction basé sur un trafic d’engins nucléaires, est une véritable satire de l’évolution de la télévision et un réquisitoire pour le moins incisif contre les méthodes de la CIA, le voyeurisme des journalistes et l’irresponsabilité d’hommes politiques sans aucun scrupule.

Afin de garder un contrôle créatif plus affirmé sur ses futurs projets, il fonda sa propre société de production, qu’il baptisa Chane, avec laquelle il développa de nombreux projets auxquels ses enfants furent régulièrement associés (ses deux fils mais aussi sa fille aînée Joan, qui est productrice exécutive). Certaines de ses productions devinrent donc de véritables affaires de famille, comme le téléfilm Cinquante ans et star du foot (1988), qu’il réalisa en dirigeant son fils Shane. L’histoire est centrée sur la vie d’un ancien joueur de football américain devenu industriel qui reprend ses études à l’âge de 53 ans et parvient à intégrer l’équipe de football universitaire avec laquelle il connaît un succès inattendu.

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Au cours d’une réception avec Stephen J. Cannell et Gil Gerard (« Buck Rogers ») en 1985.

LES ANNEES 1980

Pour cette dernière partie, nous nous sommes largement inspirés des travaux de Didier Liardet dans son excellent ouvrage consacré à la série « Les Mystères de l’Ouest ».

Au début des années 80, il apparut dans de nombreux téléfilms de qualité variable, comme G. Gordon Liddy, L’homme qui en voulait trop (Robert Leiberman-1982), basé sur la vie du conseiller juridique du comité de réélection du président Nixon, qui fut impliqué dans l’affaire du Watergate, Le financier (Steve Gethers-1983), L’école des héros (Peter Werner-1984) et Assassin (1986), réalisé par Sandor Stern. Dans ce récit d’anticipation, il est un ancien agent de la CIA chargé de mettre hors d’état de nuire un robot doté d’un armement très sophistiqué, programmé pour assassiner des personnalités politiques très importantes. On le voit, beaucoup de rôles très physiques pour l’acteur qui s’était entre-temps remarié avec une jeune femme de dix-huit ans nommé LaVelda Fann, rencontrée l’année précédente.

On retiendra également de cette période Faut-il tuer Dan Malone ? (Jerry Jameson-1986) où Robert Conrad interprète un officier de la police new-yorkaise qui découvre, au cours d’une enquête de routine, l’existence au sein même de la police d’un commando secret chargé de combattre le terrorisme sur le territoire américain. Citons aussi Le cinquième missile (Larry Peerce-1986), avec David Soul et Sam Waterston, où il interprète le commandant d’un sous-marin nucléaire américain chargé de tester des missiles dans l’optique d’une troisième guerre mondiale, Une bavure policière (James Darren-1988), où il est un policier victime d’un coup monté qui est condamné aux travaux forcés et se retrouve emprisonné avec les criminels qu’il a fait arrêter, et plus récemment Le parrain est trop bon (Virgil W. Vogel-1991) et Vengeance sur parole (Peter H. Hunt-1993).

Dans Le parrain est trop bon, il est un chef de la mafia de Chicago qui s’efforce d’élever malgré lui les cinq enfants de sa sœur, devenus orphelins après le décès de leur grand-mère maternelle. Son interprétation d’un mafioso au grand coeur prouve que l’acteur est également très à l’aise dans le registre de la comédie. Dans Vengeance sur parole, il est l’officier de police Jack Stewart qui enquête sur les assassinats de plusieurs adolescents en Californie. L’intrigue reste passionnante jusqu’aux derniers instants et procure quelques bons moments de suspense grâce à d’habiles rebondissements. Robert Conrad est particulièrement convainquant dans le rôle de ce policier lancé sur les traces d’un assassin.

A la fin des années 80, il retrouva un rôle titre dans la série High Moutain Rangers, diffusée en 1988 sur CBS, où il interprétait Jesse Hawkes, fondateur d’une équipe de secours d’élite établie dans les montagnes de la Sierra Nevada près du lac Tahoe. Séparé de sa femme, Hawkes vit dans une maison isolée avec son jeune fils Cody (Shane Conrad), et, bien qu’officiellement à la retraite, il n’hésite pas à prêter main forte à son fils Matt (Christian Conrad), qui a pris la relève, lors de ses missions de sauvetage. Outre ses deux fils, l’acteur s’est également entouré pour l’occasion de sa fille, productrice exécutive de cette série tournée dans les superbes décors naturels du lac Tahoe.

L’année suivante, les acteurs sont à nouveau réunis dans une courte série intitulée Jesse Hawkes, diffusée sur CBS d’avril à mai 1989, où l’on retrouve les mêmes personnages qui opèrent dorénavant à San Francisco après l’accident de Matt, blessé lors d’un affrontement avec des trafiquants de drogue. Aux côtés des deux fils dans « Search and Rescue » puis dans « Jessie Hawkes ». Parmi ses dernières productions télévisuelles, on retiendra Search and Rescue (traduit en français par Les hommes de bonne volonté), qui fut diffusée en 1993 sur NBC. L’histoire se déroule à Bear Valley, au coeur de la Sierra Nevada ; un groupe constitué d’hommes et de femmes met en place bénévolement une unité de secourisme afin de prêter assistance aux personnes victimes d’accidents de montagne. Il y est un pilote d’hélicoptère nommé Tooter Campbell. A noter la présence à ses côtés de sa femme dans le rôle de Lisa, qui s’occupe de la station service locale. On a pu le voir récemment tenir le rôle d’un officier de police dans le film La course au jouet (Brian Levant-1996) avec Arnold Schwarzenegger, qui marquait son retour au cinéma après plus de dix ans d’absence.

Ces dernières productions montrent que Robert Conrad est avant tout un humaniste proche de la nature. Il réside depuis des années dans une immense propriété à Bear Valley, dans la Sierra Nevada, dans une demeure très vaste située en pleine verdure. En semi-retraite depuis quelques années, il profite de son temps libre pour s’occuper de ses enfants (il a eu trois filles de son second mariage, Kaja, Chelsea et Camille) et petits-enfants, et pour voyager en compagnie de sa famille.

Ce portrait de Robert Conrad est significatif de la carrière d’un artiste complet, à la fois acteur, réalisateur, producteur et même chanteur, qui s’est beaucoup consacré à la télévision et dont la longévité à l’écran n’a d’égale que la qualité de ses interprétations. Sa carrière comporte de fort belles réussites comme Colorado ou Les têtes brûlées dont l’apogée demeure, cependant, pour de nombreux téléspectateurs, son rôle de charme et de choc dans Les mystères de l’Ouest qui en fit une des stars les plus populaires du petit écran.

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FILMOGRAPHIE

Séries en tant que vedette

  • HAWAIIAN EYE (1959-1963)
  • THE WILD WILD WEST (LES MYSTÈRES DE L’OUEST) (1965-1969)
  • THE D.A. (1971-1972)
  • ASSIGNMENT VIENNA (L’HOMME DE VIENNE) (1972-1973)
  • BLACK SHEEP SQUADRON (LES TETES BRULEES) (1976-1978)
  • COLORADO (1978)
  • THE DUKE (1979)
  • A MAN CALLED SLOANE (SLOANE, AGENT SPECIAL) (1979)
  • HIGH MOUNTAIN RANGERS (1988)
  • JESSE HAWKES (1989)
  • HIGH SIERRA SEARCH AND RESCUE (1995)

Séries en tant qu’invité

  • MAVERICK : « Yellow river » (1959)
  • SEA HUNT : « The stunt » (1959) & « Water-ski show » (1959)
  • COLT 45 : « Amnesty » (1959)
  • MAN AND THE CHALLENGE : « Maximum capacity » (1959)
  • 77 SUNSET STRIP : « Only zeroes count » (1959) & « Who killed Cock Robin ? » (1960)
  • THE GALLANT MEN : « And Cain cried out » (1962)
  • TEMPLE HOUSTON : « The town that trespassed » (1964)
  • THE KRAFT SUSPENSE THEATRE (HAUTE TENSION) : « Four into zero » (Un gros coup pour rien) (1965)
  • MANNIX : «The playground » (La scène) (1969)
  • MISSION : IMPOSSIBLE : « The contender » (Combats) (en deux parties) (1968), « Killer » (Killer) (1970) & « Break » (Billard électronique) (1972)
  • ALL IN THE FAMILY : « Mike and Gloria’s wedding » (en deux parties) (1971).
  • COLUMBO : « An exercise in fatality » (Exercice fFatal) (1974)
  • J.J. STARBUCK : « Killing in the market » (1987)

Emissions spéciales

  • THE JOEY BISHOP SHOW (1969)
  • THE MIKE DOUGLAS SHOW (1976)
  • BATTLE OF THE NETWORK STARS (1976-1979)
  • CIRCUS OF THE STARS (1977)
  • SATURDAY NIGHT LIVE (1980)
  • TV’S WESTERN HEROES (1995)
  • POLITICALLY INCORRECT (1995-1998)

Téléfilms

  • LA NUEVA CENICIENTA (LE ROSSIGNOL DE CASTILLE) (George Sherman-1965)
  • THE D.A. : MURDER ONE (Boris Sagal-1969)
  • LOS BANDIDOS ou THE BANDITS (LES BANDITS) (Robert Conrad et Alfredo Zacharias-1967)
  • WEEKEND OF TERROR (Judson Taylor-1970)
  • THE D.A. : CONSPIRACY TO KILL (Paul Krasny-1971)
  • THE ADVENTURES OF NICK CARTER (Paul Krasny-1972)
  • FIVE DESPERATE WOMEN (Ted Post-1972)
  • THE LAST DAY (Vincent J. McEveety-1975)
  • SMASH-UP ON INTERSTATE 5 (CARAMBOLAGE) (John Llewellyn Moxey-1976)
  • BREAKING UP IS HARD TO DO (Lou Antonio-1979)
  • THE WILD WILD WEST REVISITED (LE RETOUR DES MYSTÈRES DE L’OUEST) (Burt Kennedy-1979)
  • MORE WILD WILD WEST (Burt Kennedy-1980)
  • COACH OF THE YEAR (Don Medford-1980)
  • WILL : THE AUTOBIOGRAPHY OF G. GORDON LIDDY (G. GORDON LIDDY, L’HOMME QUI EN VOULAIT TROP) (Robert Leiberman-1982)
  • CONFESSIONS OF A MARRIED MAN (LE FINANCIER) (Steve Gethers-1983)
  • HARD KNOX (L’ÉCOLE DES HÉROS) (Peter Werner-1984)
  • MOVING VIOLATIONS (Neal Israel-1985) (non crédité)
  • TWO FATHERS’ JUSTICE (Rod Holcomb-1985)
  • ASSASSIN (ASSASSIN) (Sandor Stern-1986)
  • CHARLEY HANNAH (BAVURE À MIAMI) (Peter Hunt-1986)
  • THE FIFTH MISSILE (LE CINQUIÈME MISSILE) (Larry Peerce-1986)
  • ONE POLICE PLAZA (FAUT-IL TUER DAN MALONE ?) (Jerry Jameson-1986)
  • CROSSFIRE (Robert Conrad et Alfredo Zacharias-1986)
  • HIGH MOUNTAIN RANGERS (Paul Krasny-1987)
  • POLICE STORY : GLADIATOR SCHOOL (UNE BAVURE POLICIÈRE) (James Darren-1988)
  • GLORY DAYS (50 ANS ET STAR DU FOOT) (Robert Conrad-1988)
  • MURDER ONE (Graeme Campbell-1988) (non crédité)
  • ANYTHING TO SURVIVE (Zale Dalen-1990)
  • MARIO AND THE MOB (LE PARRAIN EST TROP BON) (Virgil Vogel-1991)
  • SWORN TO VENGEANCE (VENGEANCE SUR PAROLE) (Peter H. Hunt-1993)
  • HIGH SIERRA SEARCH AND RESCUE (LES HOMMES DE BONNE VOLONTÉ) ( Paul Krasny-1993)
  • SAMURAI COWBOY (Michael Keusch-1993)
  • TWO FATHERS : JUSTICE FOR THE INNOCENT (LA HAINE DANS LE SANG) (Paul Krasny-1995)

Films

  • THE COMMIES ARE COMING (George Waggner-1957)
  • THUNDERING JETS (Helmut Dantine-1958)
  • PALM SPRINGS WEEKEND (LES DINGUES SONT LACHÉS) (Norman Taurog-1963)
  • YOUNG DILLINGER (Terry Morse-1965)
  • MURPH THE SURF (COMMENT VOLER L’ÉTOILE DE L’INDE) (Marvin J. Chomsky-1975)
  • SUDDEN DEATH (MORT SUBITE) (Eddie Romero-1977)
  • THE LADY IN RED (DU ROUGE POUR UN TRUAND) (Lewis Teague-1979)
  • WRONG IS WRIGHT (MEURTRE EN DIRECT) (Richard Brooks-1982)
  • JINGLE ALL THE WAY(LA COURSE AU JOUET) (Brian Levant-1996) 

Posté le Jeudi 14 décembre 2006 @ 15:29:23 par: cdordain

 
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