les feuilletons d’autrefois

5 janvier, 2007

les feuilletons d’autrefois (annee 70,80….) .

Classé sous Non classé — maquesnot @ 0:59

Image de prévisualisation YouTube

retrouver tous vos feuilletons d’autrefois (starsky,hutch,dany wilde,simon templar,magnum,arsene lupin…) Tous ces feuilletons de ces annees 70,80) Partager avec moi cette meme passion .Ecoutez leurs generiques…..

                       Souvenez vous.

http://feuilleton-de-notre-jeunesse.zlio.com/-p1999626-Les-Mysteres-de-louest-saison-4-vol-2-Coffret-4-DVD.html

les feuilletons d'autrefois (annee 70,80....) . dans Non classé 1999626

   849732 dans Non classé         

http://feuilleton-de-notre-jeunesse.zlio.com/-p1459617-Arsene-Lupin-gentleman-cambrioleur-Vol-2-Coffret-3-DVD.html

1459617

  1156260

http://feuilleton-de-notre-jeunesse.zlio.com/-p3079968-LES-BRIGADES-DU-TIGRE-Saison-4.html

3079968

 2978415

http://feuilleton-de-notre-jeunesse.zlio.com/-p1149061-Chapeau-melon-et-bottes-de-cuir-The-Avengers-Vol-5-Coffret.html

1149061

 

 

http://feuilleton-de-notre-jeunesse.zlio.com/-p2248221-Amicalement-votre-l-apologie-des-contraires.html

2248221

http://feuilleton-de-notre-jeunesse.zlio.com/-p1150468-Le-Saint-L-Integrale-Saison-4-Coffret-8-DVD.html

1150468

Encore plus de choix en cliquant sur le lien ci-dessous et dans ma boutique vous revivrez les generiques de tous ces feuilletons des annees 70-80

http://feuilleton-de-notre-jeunesse.zlio.com/

 

Et si vous aimez le cinema alors faites un tour dans ma boutique consacrée aux acteurs-actrices de legende qui ont marque l’histoire du cinema

http://cinema-collection.zlio.com/

19 février, 2007

au nom de la loi (steeve mc queen)

Classé sous au nom de la loi,Non classé — maquesnot @ 13:47

loi1.jpg

En France, Josh Randall a commencé sa carrière deux ans après son interruption aux Etats-Unis, le 25 mai 1963, le samedi soir à 20 h 30 soit au même horaire que dans son pays d’origine. La série fut un succès et 26 épisodes sont diffusés jusqu’au 16 novembre 1963, sans respect pour l’ordre de diffusion originel. Moins de quatre mois plus tard, le 7 mars 1964, le chasseur de primes est de retour pour six mois sur la première chaîne. En 1966 il passe sur la deuxième chaîne puis revient à la première en 1973. Jusqu’en 1981, de nouveaux épisodes seront diffusés sporadiquement : au total, 79 épisodes doublés, 77 diffusés. Il faudra attendre quelques années encore pour voir les derniers inédits, sur Canal Jimmy entre 1993 et 1995. Un « retour » dû en grande partie à la colorisation de la série, procédé qui permet la découverte par un nouveau public et dont a bénéficié aussi Zorro, autre classique de l’époque.

Par chance, Jacques Thébault double tous les épisodes depuis le premier, « Le journaliste », diffusé en mai 1963, jusqu’au dernier, adapté quelque trente ans plus tard. C’est lui aussi qui doublera Clint Eastwood dans une série western de la même époque, Rawhide, diffusée pour la première fois en France en 1986 par Canal . La même voix française pour deux icônes du cinéma ayant débuté au même moment à la télévision et symbolisant l’un comme l’autre le héros dur et solitaire de l’Ouest : on a déjà souligné en effet la parenté existant entre Josh Randall et le rôle qui fera la renommée d’Eastwood devant la caméra de Sergio Leone.

L’arrivée de Josh Randall en France fut saluée différemment par la « grande presse télé » et par la « grande presse » tout court. On lisait ainsi dans Télé 7 Jours : « A la télévision [...] on est resté au western tout en action et en pétarades. Au Nom de la loi, le nouveau feuilleton du samedi, et son héros, Steve McQueen, un « chasseur de primes » qui ne se sert pas d’un colt mais d’une carabine au canon scié, parviennent même à apporter un peu d’air nouveau dans un genre bien rebattu. » 2

Jacques Siclier, dans Le Monde, est plus réservé : « Voici qu’arrive, plus tôt que prévu 7, Josh Randall dans Au Nom de la loi. Héros très américain par sa profession de « chasseur de primes » qui n’a pas d’équivalent chez nous, son allure et ses manières le feront passer sans doute pour un cow boy nouvelle vague. L’acteur Steve McQueen a le visage pâlot d’un grand enfant naïf et un peu têtu. Rien de la virilité conquérante de Gardner McKay, le capitaine Troy 8, pour qui tant de coeurs soupirent… Au vrai, dans cette première aventure qui n’est ni très originale ni tellement bien réalisée, le personnage attachant était plutôt Michael Lipton, le journaliste. Mais cela peut changer. » 3

Télé 7 Jours contribua à la popularité de la série en consacrant plusieurs couvertures et plusieurs articles à la « star » Steve McQueen, que la France avait découverte au cinéma dans Les Sept mercenaires. Le « clou » de cette promotion eut lieu le 17 septembre 1964 lorsque l’acteur, invité par le magazine, participa à une grande fête organisée au Ritz en présence du Tout-Paris. Deux jours plus tard le magazine rendit compte de cette soirée dans son n° 235 tiré exceptionnellement à 1.500.000 exemplaires. Apothéose de la soirée : la vente aux enchères de la fameuse Winchester de Randall, adjugée à Gilbert Bécaud pour 15.000 francs aussitôt reversés au Mouvement pour les Villages d’enfants.

loi4.jpg

Portrait d’un héros précuseur  

Au Nom de la loi repose essentiellement sur le personnage de Josh Randall. Les décors sont souvent interchangeables et d’ailleurs utilisés plusieurs fois, en particulier les saloons et les prisons. L’équilibre entre scènes d’intérieur et tournages en extérieurs est commun à la plupart des séries westerns, ainsi que le recours à des décors de studio pour les scènes de nuit (les bivouacs essentiellement) et certains plans circonscrits dans un espace relativement restreint comme une clairière (dans « La diligence » par exemple). La cinématographie elle-même ne cherche pas l’originalité et privilégie le plan rapproché et le gros plan pour les dialogues et les affrontements, ou les plans moyens et les plans d’ensemble pour les extérieurs. La plupart des épisodes impliquant des déplacements alternent ces tailles de plan de manière à construire une notion d’espace indissociable du genre. La structure narrative est linéaire et suit en général pas à pas le parcours de Randall, les chevauchées en extérieurs étant souvent utilisées pour suggérer l’écoulement du temps.

Josh Randall se veut un personnage atypique de « bad nice guy », selon une expression attribuée à Vincent Fennelly. La crainte qu’il doit inspirer aux criminels justifie son laconisme et l’aura de mystère qui l’accompagne. Son goût des parties de poker, de l’alcool et des filles de saloon, que l’on constate de loin en loin dans les séquences de « pause », contribuent à son image de solitaire et d’homme simple qui ne recherche pas la publicité (« Je pense le moins possible », dit-il dans « Les deux frères »…). Etre goujat avec les dames ou cynique face à ses interlocuteurs ne le dérange pas, au contraire, c’est une manière de tenir les importuns à distance. Dans « La novice », c’est une Mère Supérieure qui en fait les frais parce qu’elle n’a à lui proposer que des prières là où seul l’argent sait le motiver. Ce ne sont pas les prières qui le maintiennent en vie mais l’efficacité et la prudence. Il évite ainsi de se mêler des affaires des autres et n’accepte jamais une affaire s’il n’a pas le sentiment d’en maîtriser les données. Aucun argument ne saurait cependant peser plus lourd dans son choix que la monnaie sonnante et trébuchante.

Comme au poker, il lui arrive pourtant de prendre des risques : au début de « Coup de poker », justement, il risque sa mise sans être assuré du résultat. Régulièrement, il intervient non par appât du gain mais pour rétablir la justice ou au nom d’une notion qu’on jugerait a priori étrangère au chasseur de primes : la morale. Dans « Le procès », il s’improvise avocat pour donner une chance à l’accusé devant la partialité flagrante d’un shérif qui officie également en tant que juge et jury. Dans « 8 cents de récompense », il accepte, pour faire plaisir à un enfant, de retrouver… le Père Noël. Dans « Le prétendant », encore, il essaie de trouver une femme à un ami. Souvent couvert d’anathèmes et méprisé pour son métier, qui l’assimile à un chasseur d’hommes, Randall possède donc l’ambiguïté morale d’une sorte d’anti-héros en un temps où celui-ci n’est pas encore devenu la règle. Capable de tuer (« Randall ? J’ai déjà entendu parler de sa Winchester ! » dit un personnage de « La diligence »), réputé pour son intransigeance et son efficacité, il montre aussi une forme de compassion qui suffit sinon à le racheter du moins à le rendre moins détestable : plusieurs épisodes le confrontent à des femmes qui, d’abord hostiles ou réservées à son égard, découvrent à son contact les aspects les moins rudes de sa personnalité, ceux qu’il cache par égard pour sa réputation (et donc sa survie).

La dureté du chasseur de primes est souvent justifiée par l’attitude des gens qu’il rencontre. D’une part sa profession attire beaucoup de tueurs sans morale qui préfèrent abattre leur proie avant de la ramener (Daimler, dans « La contre-prime », ou encore Jarrett et Meadows dans « Les chasseurs de primes », stigmatisent ce genre de personnage). D’autre part les braves citoyens qu’il secourt parfois sont tout prêts à le sacrifier pour assurer leur bien-être, comme dans « L’otage ». Le cynisme de Randall apparaît donc davantage aux yeux de son public (nous) comme une preuve de lucidité et la série y gagne en force de conviction car elle évite l’angélisme naïf en ne présentant pas les victimes comme des innocents et les « méchants » comme des tueurs sanguinaires. Ceux-ci existent certes, et Randall en poursuit un dès le premier épisode, mais il arrive aussi que les fugitifs soient reconnus innocents du crime dont on les accuse. Certains scénarii optent ainsi pour une conclusion amère en révélant cette innocence alors que le fuyard est déjà mort, comme dans « Service rendu ».

L’exemple justifie l’attitude de Randall qui refuse de se constituer juge dans les affaires qu’il accepte. La culpabilité ou l’innocence de ceux qu’il recherche ne l’intéresse pas car elle relève de la Justice. Lui-même se considère comme un auxiliaire, non comme un exécutant. « Signes de piste » illustre bien cet aspect du personnage, qui ne tient pas compte de la version donnée par le père et la fiancée de l’homme qu’il traque. Au final, il apparaît que ce dernier est bien innocent et victime d’une machination mais cette hypothèse n’a pas dissuadé Randall de le chercher. Lorsqu’il prend position, par exemple dans « Le procès », il lui arrive d’ailleurs de se tromper : l’accusé qu’il a défendu par respect pour une justice équitable se révèle coupable in extremis ! Innocence et culpabilité ne vont jamais de soi et les bras armés de la justice peuvent à l’occasion être plus dangereux que les criminels qu’ils recherchent. Les victimes, de la même manière, ne sont pas forcément dénuées d’ambiguïté : dans « Signes de piste » encore, l’homme qui engage Randall pour retrouver Juan Portilla en l’accusant de l’avoir rendu infirme n’est pas ce qu’il prétend être. Cloué dans une chaise roulante, il tire en réalité les ficelles et utilise Randall pour parvenir à ses fins. La conclusion de « Sans pitié » agit comme un écho de cette intrigue lorsque Randall abat un infirme en fauteuil roulant, en état de légitime défense, dans une histoire où une fois de plus la victime apparente est moins innocente qu’il n’y paraît.

Redoutable, Randall l’est assurément : à un homme qui s’écrie « Vous ne tueriez pas un enfant ! » dans « Un étrange garçon » il répond : « J’ai pas le choix, ça devient une question de vie ou de mort ». Mais pas pour autant invincible, ainsi que le souhaitait McQueen. Non seulement il réfléchit à deux fois avant d’affronter plusieurs adversaires en même temps, préférant autant que possible rester à l’écart (dans « Sans pitié » par exemple, à l’occasion d’une bagarre générale dans un saloon), mais il peut aussi être sérieusement mis à mal par ceux qu’il recherche. Le Coréen de « Le Chinois » (un mauvais point aux traducteurs !) se défend ainsi en ayant recours à des arts martiaux totalement inconnus du pauvre Randall, bien mal en point après leur affrontement. Dans « Un étrange garçon », encore, il est blessé par balle et devient vulnérable. Courageux mais pas téméraire, Randall ne cherche pas à dissimuler sa peur : « Si c’est être lâche que d’avoir peur, vous avez un lâche devant vous », dit-il dans « Affaire de famille ».

Peu d’éléments seront donnés sur la vie privée du personnage, qui restera solitaire durant toute la série. L’adjonction d’un « assistant » dans quelques épisodes, à la fin de la deuxième saison, ne sera pas renouvelée et les intermèdes amoureux ménagés ici et là ne sont que des ponctuations dans la vie du héros solitaire. Que ferait-il d’ailleurs d’une femme ? « Avec le genre de vie que je mène, ça n’aurait aucun sens », déclare-t-il dans « Ange ou démon ». En revanche, on le surprend parfois en flagrant délit de tendresse paternelle, comme avec le jeune indien qu’il rencontre dans « Le monstre », seul rescapé du massacre de son campement, ou dans « Une mère, mais aussi une grand-mère » où il intervient dans une querelle de famille dont la principale victime est un jeune garçon. De sa propre enfance on sait qu’elle n’a pas dû être spécialement heureuse (voir « Ange ou démon ») et que son père avait « la bougeotte ». Si l’envie de fonder un foyer le titille parfois, « quand je passe devant une ferme le soir, quand je vois les lumières allumées » (« Ange ou démon » toujours), il préfère pourtant le célibat et la liberté. Signe de cette impossibilité de s’installer quelque part, il est rejeté par la ville où il passa son enfance dans « L’accusation ». Randall est un errant et doit le rester, sous peine de perdre son âme de héros.

L’intérêt de la série réside dans tous ces aspects qui en font une variation toujours attachante du héros de l’Ouest. « Vous ressemblez aux héros qu’on voit dans les livres », lui dit une femme dans « L’enlèvement », « vous secourez les demoiselles en détresse ». Pourtant le charme de Randall vient justement de ce qu’il ne se laisse pas enfermer dans cette définition qui sied volontiers aux héros mythiques dans la lignée du Lone Ranger ou de Zorro. Plusieurs épisodes révèlent le potentiel comique du personnage mais sa dureté n’en est pas moins évidente et l’on sent en lui une sorte de précurseur du Magnum de Bellisario : un maverick forte tête et amoureux de la liberté, pour qui l’amitié reste une valeur première même s’il a conservé peu d’amis véritables. Le jeu de McQueen, parfois jugé limité, convient tout à fait au personnage et lui confère une « force tranquille » entre rudesse et compassion. Vulnérable plus que fragile, vénal mais épris de justice, Josh Randall possède cette faculté d’incarner des fantasmes irréductibles : la liberté, la droiture et une conception sans fioritures de l’existence. De quoi le ranger au rang des icônes télévisuelles 9.

7 février, 2007

arsene lupin

Classé sous arsene lupin,Non classé — maquesnot @ 10:19

Cent ans après sa création, tous les Français connaissent Arsène Lupin. Ce héros créé par Maurice Leblanc nous apparaît avec son chapeau haut de forme, sa redingote, sa canne et son monocle. Cette représentation a été créée par Léo Fontan pour lui donner une apparence sympathique. Il ne connaît pas plus le héros que vous et moi. Cependant, cette image colle à la peau du personnage et elle le met en valeur. Mais en fait, qui est Arsène Lupin ? Comment est-il ? Pourquoi est-il toujours aussi populaire ?

Le physique d’Arsène Lupin

Est-il grand ? Est-il brun ou blond ? Comment sont ses cheveux, la couleur de ses yeux ? Quel age a-t-il ? Au fil de ses aventures, notre personnage apparaît comme un homme différent. Dans Les dents du tigre, il est un homme de taille moyenne, d’une quarantaine d’année et d’aspect plutôt avenant. Dans 813, ou il incarne le préfet de police Lenorman, il est un homme jeune aux yeux brillants mais sa peau apparaît sèche, son dos voûté, une barbe et des cheveux grisonnants. De multiples exemples attestent qu’il semble différent à chacune de ses apparitions. Le héros est jeune et vieux à la fois. Il ressemble à un vieillard avec une sensation de force et de puissance. De telle sorte qu’aucun de ses adversaires ou de ses collaborateurs ne le reconnaissent. Même son biographe, qui n’est autre que Maurice Leblanc, se laisse berner. Cependant, seul Herlock Sholmés ne se trompe pas sur lui. Dans Arsène Lupin contre Herlock Sholmés, il écrit : « Il m’a vu qu’une fois, mais j’ai senti qu’il me voyait pour la vie, [...], l’être même que je suis ». L’auteur dissimule son personnage, il le décrit sommairement ou pas du tout. Il contribue au doute que peut avoir le lecteur sur l’identité du personnage. Le héros est toujours sous les traits de quelqu’un d’autre. Dans L’aiguille creuse, le narrateur ne reconnaît pas notre héros. Nous aurions pu penser qu’Arsène lupin apparaît sous son vrai visage. Il n’en est rien. Il annonce son vrai nom mais sa morphologie est différente. De ce fait, il s’installe un jeu entre le lecteur et l’auteur. Le premier cherche dans les différents personnages son héros, le second en le déguisant, en le transformant, le masque. Ainsi, si vous croisez Arsène Lupin dans la rue, vous ne vous retournerez même pas. Nous ne connaissons pas son physique. Il est tout le monde et donc personne à la fois. Maurice Leblanc, par son talent, crée un héros sans aspect et sans image. Il est extrêmement difficile alors de se faire une représentation du personnage.

La métamorphose

Dès son plus jeune âge, Arsène Lupin se forme aux arts martiaux en pratiquant le Ju-Jitsu. Il lit les grands écrivains comme Plutarque dans 813 ou Homère dans La comtesse de Gagliostro. En 1890, il aurait fait des études simultanées de droit et de médecine. En 1893, il travaille pendant dix-huit mois au laboratoire du docteur Altier. Son but est d’acquérir des connaissances dans la modification du visage. Il souhaite utiliser son expérience pour des opérations répréhensibles. Ainsi, dans Arsène Lupin, gentleman cambrioleur, il explique son changement d’apparence à Ganimard. Il utilise un subterfuge tellement efficace qu’il est libéré par ce dernier. En effet, son plus farouche adversaire ne le reconnaît pas lors de sa présentation au procès. Il le fait libérer immédiatement. Durant tout son temps en détention, notre héros va utiliser les techniques de transformation du visage et du comportement pour mystifier ces juges. Il use de poisons afin de muer son visage, le rendant plus terne ou le vieillissant en fonction des personnages qu’il incarne. De plus, il change de costumes et d’accessoires pour parfaire son aspect. Seulement, il ne faut pas résumer ces transformations à des modifications physiques. Sans artifice, il rentre dans la peau de ses personnages comme un acteur. Il joue le personnage qu’il incarne. Il reproduit sa gestuelle, ses tics, sa démarche. Il travaille énormément pour parfaire son mimétisme. En réalité, Il devient la personne, il est la personne. Arsène Lupin est ainsi capable de devenir un comte, un baron, un brigand comme Baudru dans L’arrestation d’Arsène Lupin. La force de Lupin est l’incarnation même de son personnage. Nous pouvons ainsi l’opposer au Commissaire Maigret et surtout à Fantômas qui est son grand rival en 1911. Dans le civil, Fantômas peut être tout le monde. Mais, il doit se vêtir de sa cape et de son masque pour se transformer. La grande force de Lupin est qu’il n’a besoin de rien. Il ne ressemble à personne et il est donc tout le monde. Il n’apparaît jamais sous ses vrais traits même devant son historiographe qui est Maurice Leblanc.

Les noms de Lupin

Plus nous découvrons Arsène Lupin, plus il apparaît difficile d’appréhender le personnage. Ses aventures se transforment en jeu entre le lecteur et Maurice Leblanc. Comme la police, nous essayons de découvrir notre héros derrière tel ou tel personnage de l’histoire. Il est la police lorsque nous le découvrons sous les traits de l’inspecteur Ganimard. L’intrigue prend alors une autre tournure, encore plus excitante. Il apparaît sous différents noms comme le Prince Sernine (813), Don Luis Perenna (Les dents du tigre, Le triangle d’or) ou encore Raoul d’Andrésy. Ce nom est orthographié avec un « S » ou un « Z ». Ces noms sont des inventions de l’auteur. Cependant, il utilise aussi l’usurpation d’identité lorsqu’il se fait passer pour Ganimard ou Lenormand. Pour que le lecteur se repère, il semble que Lupin se présente souvent avec le prénom de Raoul parce qu’il s’agit de son nom d’enfant. Il utilise souvent des noms à consonance étrangère ; cela lui permet de se substituer à son passé et donc d’éviter des questions trop embarrassantes qui pourraient le démasquer. L’auteur utilise aussi les anagrammes comme Paul Sernine (813) ou Luis Perenna.

Un cambrioleur, pas un criminel

Maurice Leblanc a appelé son héros Arsène Lupin « gentleman-cambrioleur ». Notre héros a transformé le cambriolage en art. Il est magistral dans toutes les opérations qu’il met en œuvre. Il lui arrive souvent de prévenir sa victime de son forfait. Il manipule, il désinforme pour amener son adversaire à agir dans le « bon sens » ; c’est-à-dire en favorisant son vol. Nous découvrons cette tactique dans Arsène Lupin, gentleman-cambrioleur. Il s’attaque à des personnages importants et les ridiculisent par ses actes. Il signe en laissant sa carte sur les lieux du vol. Mais surtout, il ne commet pas de crime. En effet, la police ne le soupçonne pas lorsqu’un meurtre est découvert. Sa popularité découle aussi de son refus de l’action violente. A la différence de Fantômas qui tue sans merci, Lupin refuse de faire couler le sang. S’il s’avère qu’un forfait accuse Lupin à tort, il se démène pour arrêter les coupables et les livrer à la police. Il n’apparaît pas comme un criminel, comme un assassin, mais comme un défenseur de la veuve et de l’orphelin. Il peut se rapprocher d’un Robin des Bois lorsqu’il dépouille les riches de ce monde. Il le fait avec talent et réveille en nous ce désir de justice. Cependant, même si Lupin n’a jamais tué de ses mains, dans 813, il est responsable de la mort de Louis Malreich qui meurt guillotiné. C’est Lupin qui le livre à la police en accumulant les preuves contre lui. Mais, c’est lui qui, trop tard, le disculpera. Le suicide de Pierre Leduc, toujours dans 813, le frustre car il avait modelé ce personnage. Il était un outil de sa création. Il lui dictait ses actes, c’était sa marionnette. Notre héros ne ressort pas indemne de cette aventure et se jettera du haut d’une falaise : « Il jeta des baisers dans l’espace, au ciel, au soleil…Et, croisant les bras, il sauta »…

1 février, 2007

les mysteres de l’ouest

Classé sous les mysteres de l'ouest,Non classé — maquesnot @ 12:46
 conrad10.jpg  LES ANNEES JAMES WEST                C’est en 1964 qu’il se présente au casting d’une nouvelle série au concept délirant et qui s’inscrit pleinement dans le contexte « James Bond mania » du milieu des années 1960. Quoiqu’à la réflexion, les futurs « Mystères de l’Ouest soient peut-être autre chose (à ce sujet, je vous recommande de lire les articles de Martin Winckler qui ont été publiés dans la revue Générations Séries).A l’origine de cette série-culte, un homme important : Michael Garrison. Ce dernier commence sa carrière à Hollywood comme acteur puis devient très vite producteur associé, travaillant sur plusieurs programmes célèbres pour le cinéma tels « Peyton Place » ou « The Long Hot Summer ». Il est à noter que ces deux films furent adaptés à la télévision, le second permettant notamment le démarrage de la carrière d’un certain Roy Thinnes, en 1963. Déjà, en 1956, Garrison et son associé Gregory Ratoff avaient tentés d’adapter le roman de Ian Fleming : « Casino royale » pour le cinéma. Ainsi, il est patent que son intérêt pour le monde de l’espionnage est fort ancien.

En compagnie de Hunt Stromberg Jr, directeur des programmes de CBS et d’Ethel Winant, chargée du développement des programmes, Michael Garrison imagine les aventures d’une sorte de James Bond dans l’Ouest. Le pilote est écrit par Gil Ralston, qui conçoit quelques uns des gadgets qui feront l’originalité de la série. Robert Conrad devient donc James West, agent secret dépendant directement du Président Grant et aidé d’un associé du nom d’Artemus Gordon qui, dans la première saison 65/66, aura plus un rôle de faire-valoir que d’alter ego. A sa demande, son personnage s’étoffera lors des trois saisons suivantes.

Pour Robert Conrad, le casting ne fut pas chose facile. En compétition avec John Derek, Skip Ward ou Rory Calhoun, le jeune acteur, il alors 30 ans, décroche le rôle-titre grâce à sa séduction naturelle et ses capacités physiques qui vont pouvoir pleinement s’exprimer dans « Les Mystères de l’Ouest ». Le 16 décembre 1964, débute le tournage de l’épisode-pilote sous la direction de Richard Sarafian. Onze jours et demi furent nécessaires dans un climat parfois tendu et ceci pour deux raisons : beaucoup d’éléments nouveaux étaient testés pour s’intégrer dans le concept final du show et les relations entre Robert Conrad et Ross Martin n’étaient pas des meilleures. Fort heureusement, avec le temps, les deux comédiens finiront par admettre que leur relation devait être symbiotique. Les saisons III et IV, programmées de 1967 à 1969, démontrent à merveille cette réalité, le duo fonctionnant à plein régime. En fait, Robert Conrad ne cachait pas son admiration pour les talents de comédie de Ross Martin. Ce dernier étant, lui, admiratif des capacités de cascadeur de Robert Conrad.

« Les Mystères de l’Ouest » commencent leur diffusion le 17 septembre 1965 et le succès est au rendez-vous. Ce programme, longtemps dénigré par les revues dites spécialisées en France, est enfin considéré, à juste titre, depuis quelques années, comme un monument d’originalité et d’invention. L’atmosphère mystérieuse qui se dégage de chaque épisode, le soin apporté à la réalisation avec la participation de cinéastes tels Richard Donner, Alan Crosland Jr, Marvin Chomsky, Robert Sparr, Paul Stanley, Gunnar Hellstrom, Alex Nicol, Mike Moder, James B.Clark et surtout Irving J.Moore, auteur de 26 épisodes, l’extraordinaire performance des méchants de service (Miguelito Loveless étant le plus brillant et le plus maléfique), les partitions musicales signées Richard Markowitz, Morton Stevens, Robert Drasnin, Jack Pleis ou Richard Shores… Tout ceci concourrait à la qualité unique et inégalée du show.

Sans oublier l’ingrédient magique, ce petit plus fascinant qui laissait tous les gamins de l’époque béats d’admiration : les bagarres ! Ah, les samedis après-midi des années 1970 en France, à l’époque de « La Une est à Vous » présentée par Bernard Golay. Quatre heures de programmes dédiées aux séries TV, avec le vote des téléspectateurs, l’épisode d’ouverture, et l’obligation de patienter jusque 17 heures avant que n’arrive le moment tant attendu quand, avec un brin de malice dans le regard, et 80% des appels téléphoniques en faveur de la série, le présentateur annonçait la diffusion d’un nouvel épisode. Armé de biscuits BN dans la main gauche et de jus d’orange dans la main droite, pour toute une génération de gosses dont je fais partie, arrivait alors la sacro-sainte récompense, fruit de l’attente d’une trop longue semaine : les bagarres à la James West. Et, sous nos yeux fascinés, les portes volaient en éclats, les méchants de service tombaient dans les escaliers ou passaient au travers des fenêtres. James West s’en sortait toujours, même à un contre dix ! A ce sujet, je vous recommande trois épisodes particulièrement éloquents quant à la qualité et l’aspect spectaculaire voire un peu fou des scènes d’action dans « Les Mystères de l’Ouest ». Tout d’abord, le numéro 51 : « La Nuit des Tireurs d’Elite », ensuite le numéro 88 : « La Nuit du Sarcophage » et enfin le numéro 90 : « La Nuit de l’Oeil-Mémoire ».

Coordonnées par Withey Hughes mais hautement supervisées par Robert Conrad, les scènes de combat de la série sont devenues des modèles de référence et jamais, aucune autre série, n’est parvenue à développer ce type de scènes d’action. Jerry Summers, Chuck O’Brien, Bill Couch, Dick Cangey, Jerry Laveroni, Tom Huff, Fred Stromsoe, Jack Williams, Red West, Lou Elias, Bill Catching, Bob Herron, Jimmy George et tant d’autres méritent tous nos remerciements pour ces purs moments de bonheur télévisuel. Quant à Robert Conrad, il est à tout jamais l’acteur-cascadeur le plus efficace et le plus populaire de la télévision. Personne n’a pu, depuis, égaler ses performances. Certainement pas le pitoyable Will Smith dans cette honteuse adaptation de la série signée du nullissime Barry Sonnenfeld, adaptation qui ne mérite que notre mépris !

Cependant, c’est à cause de ses scènes d’action, jugés trop violentes, que la série fut annulée en avril 1969 après 104 épisodes, tous d’égale qualité. On ne peut que rester pantois devant l’imbécillité des dirigeants de l’époque, avec une mention particulière pour Frank Stanton, le président de CBS, qui n’a pas laissé l’opportunité de conclure la série par une saison finale.

LES ANNEES 1970 

Alors, pour Robert Conrad, l’entame des années 1970 consiste tout d’abord à participer à des séries en tant qu’invité-vedette notamment dans « Mannix ». Puis, c’est en 1971 que débute la diffusion d’une nouvelle série le mettant en vedette : « The D.A. » ce qui signifie District Attorney, l’équivalent du Procureur de la République dans le système judiciaire français.

conrad4.jpg

Robert Conrad dans « The D.A. »

Qu’un acteur de télévision n’ait pas à son palmarès un programme dont l’action se déroule dans l’univers judiciaire est chose rare, Conrad ne fait pas exception à la règle. En fait, ce show est un spin-off d’une autre série, « Adam 12″, produite par Herman S.Saunders et Tom Williams qui fut diffusée sur NBC de 1968 à 1975. Robert Conrad y tient le rôle de Paul Ryan, le District Attorney qui se charge de la mise en accusation des prévenus arrêtés par les officiers Pete Malloy et Jim Reed (interprétés par Martin Milner et Kent Mc Cord). Le personnage de Paul Ryan eut suffisamment de succès pour envisager d’en faire un héros à part entière. C’est pourquoi 13 épisodes de ce spin-off produit par Jack Webb furent proposés du 17 septembre 1971 au 01 janvier 1972. Les taux d’écoute ne furent malheureusement pas satisfaisants et d’ailleurs cette série ne fut jamais diffusée en France. Chose regrettable.

En 1972, le célèbre comédien s’engage ensuite dans une autre série « L’Homme de Vienne ». A l’origine de ce programme particulier, un téléfilm interprété par Roy Scheider et proposé au public le 30 avril 1972 pour tester son audience potentielle. Finalement, Robert Conrad le remplacera au pied levé (ce qui deviendra une habitude chez lui dans cette décennie 1970) pour une courte diffusion du 28 septembre 1972 au 09 juin 1973. Les huit épisodes de cette série racontant les aventures d’un agent expatrié en Autriche et qui dissimule des archives secrètes pour le compte du gouvernement américain derrière la façade de son restaurant, furent intercalés avec 16 autres pour former un show intitulé : « The Men » qui racontait les exploits d’agents secrets disséminés à travers le monde.

Ainsi, le début des années 1970 est-il prolifique pour Robert Conrad mais le succès public qu’il avait connu dans la précédente décennie semble le fuir. Toutefois, il donne la réplique à l’inspecteur Columbo dans l’épisode  » Exercice Fatal « , où il incarne le propriétaire d’une chaîne de magasins de sports ayant détourné sur des comptes bancaires suisses une partie de ses profits. Parallèlement à sa carrière télévisuelle, il tourne dans quelques films tels que Young Dillinger (Terry Morse-1965), avec Victor Buono, Comment voler l’étoile de l’Inde ? (Marvin Chomsky-1974) puis dans le téléfilm Carambolage (John Llewellyn Moxey-1976), avec Vera Miles. Néanmoins, en remplaçant à nouveau une star du grand écran, en l’occurrence Charles Bronson, Conrad va rencontrer un personnage à sa mesure, un certain Greg « Pappy » Boyington…

En 1976, il retrouve un personnage régulier dans l’excellente série « Les Têtes Brûlées », imaginée par Stephen J. Cannell d’après l’autobiographie d’un pilote américain devenu célèbre durant la Seconde Guerre mondiale pour ses multiples exploits contre les forces japonaises, dans le Pacifique Sud. Robert Conrad y excelle dans le rôle du major  » Papy  » Boyington, un commandant d’escadrille aux méthodes aussi singulières qu’efficaces, dont les hommes sont pour la plupart des brebis galeuses en marge de l’armée et promis à la cour martiale.

conrad5.jpg

Alias le major Greg « Pappy » Boyington

Malgré d’indéniables qualités et une distribution prestigieuse, les responsables de la chaîne NBC annulent la série dès la fin de la première saison avant de la programmer à nouveau au cours de l’automne suivant. Outre un changement de titre, cette seconde saison écourtée sera marquée par certains bouleversements dans la distribution et l’apparition de nouveaux interprètes, dont la propre fille de l’acteur, Nancy, engagée pour tenir le rôle d’une infirmière. Le succès fut immédiat dans de nombreux pays dont la France, où elle fut rediffusée à de très nombreuses reprises. Ce tournage donnera à Conrad le goût du pilotage puisqu’il passera par la suite son brevet de pilote, une activité qu’il ne pratique plus aujourd’hui après avoir récemment vendu ses deux avions personnels.

La même année, il participe à la mini-série « Colorado », d’après la nouvelle de James A. Michener, dans laquelle il interprétait l’explorateur français Pasquinel. Dotée d’un excellent casting (Richard Chamberlain, Raymond Burr, Richard Crenna, Robert Vaughn, David Janssen, etc.) et d’un budget colossal pour l’époque, cette prestigieuse production raconte l’arrivée et l’installation de pionniers, à la fin du 18ème siècle, au cœur d’un territoire du Colorado uniquement peuplé de tribus indiennes. L’acteur y est particulièrement émouvant dans une composition dramatique inhabituelle, pleine de retenue et d’une grande sensibilité, montrant l’étendue de son talent d’acteur. Robert Conrad alias Pasquinel.

conrad6.jpg

Robert Conrad dans le rôle de Pasquinel

On le retrouve peu après dans le rôle d’un ancien boxeur nommé Oscar  » Duke  » Ramsey, dans la très courte série The Duke, diffusée d’avril à mai 1979. Après avoir arrêté les meurtriers de son manager, Ramsey devient détective privé, menant ses enquêtes en bénéficiant de la complicité de ses amis Joe Cadillac (Larry Manetti) et Dedra Smith (Patricia Conwell). A noter la présence de Red West dans le rôle du sergent Mick O’Brien.

conrad1.jpg 

Et dans celui d’un boxeur dans la courte série : « The Duke »

Dans « Sloane, Agent Spécial », il tient un nouveau rôle d’agent secret, un certain Thomas Remington Sloane III, qui travaille pour une nébuleuse organisation de contre-espionnage placée sous l’autorité du président des Etats-Unis. Dissimulée dans un magasin de jouets, cette organisation secrète possède un laboratoire ultramoderne qui fabrique de délirants gadgets expérimentés par une jeune technicienne nommée Kelly (Karen Purcill) ainsi qu’un ordinateur très sophistiqué baptisé  » Effie  » (dans la version originale la voix est celle de l’actrice Michele Carey, aperçue dans  » La nuit de la terreur ailée « ).

Secondé par Torque (Ji-Tu Cumbuka), un partenaire de poids à la main d’acier sur laquelle s’adaptent une multitude de gadgets, Sloane a pour mission de mettre hors d’état de nuire les membres d’une organisation criminelle. Cette série divertissante créée par Cliff Gould et produite par Quinn Martin a malheureusement un peu vieillie quand on la revoit maintenant et ne comporte que douze épisodes diffusés sur NBC durant la saison 1979-1980 et quelques années plus tard en France, où elle ne fut que très rarement rediffusée.

conrad2.jpg

Thomas Remington Sloane

Robert Conrad retrouve ensuite son rôle de l’agent secret James T. West aux côtés de Ross Martin dans deux téléfilms sans grande envergure mais malgré tout assez plaisants, The Wild Wild West Revisited (Le retour des mystères de l’Ouest en version française) et More Wild Wild West, dans lesquels il fait admirer sa condition physique, toujours aussi excellente, tout en affichant son attachement à ce rôle fétiche.

Bien qu’il ait assez peu tourné pour le cinéma, on le vit successivement dans les films Mort subite (Eddie Romero-1977) et Du rouge pour un truand (Lewis Teague-1979) avant que sa filmographie ne s’enrichisse d’un grand film. Il partagea en effet l’affiche du film de Meurtres en direct (Richard Brooks-1982) avec Sean Connery, Katherine Ross et Leslie Nielsen. Ce récit de politique-fiction basé sur un trafic d’engins nucléaires, est une véritable satire de l’évolution de la télévision et un réquisitoire pour le moins incisif contre les méthodes de la CIA, le voyeurisme des journalistes et l’irresponsabilité d’hommes politiques sans aucun scrupule.

Afin de garder un contrôle créatif plus affirmé sur ses futurs projets, il fonda sa propre société de production, qu’il baptisa Chane, avec laquelle il développa de nombreux projets auxquels ses enfants furent régulièrement associés (ses deux fils mais aussi sa fille aînée Joan, qui est productrice exécutive). Certaines de ses productions devinrent donc de véritables affaires de famille, comme le téléfilm Cinquante ans et star du foot (1988), qu’il réalisa en dirigeant son fils Shane. L’histoire est centrée sur la vie d’un ancien joueur de football américain devenu industriel qui reprend ses études à l’âge de 53 ans et parvient à intégrer l’équipe de football universitaire avec laquelle il connaît un succès inattendu.

conrad3.jpg

Au cours d’une réception avec Stephen J. Cannell et Gil Gerard (« Buck Rogers ») en 1985.

LES ANNEES 1980

Pour cette dernière partie, nous nous sommes largement inspirés des travaux de Didier Liardet dans son excellent ouvrage consacré à la série « Les Mystères de l’Ouest ».

Au début des années 80, il apparut dans de nombreux téléfilms de qualité variable, comme G. Gordon Liddy, L’homme qui en voulait trop (Robert Leiberman-1982), basé sur la vie du conseiller juridique du comité de réélection du président Nixon, qui fut impliqué dans l’affaire du Watergate, Le financier (Steve Gethers-1983), L’école des héros (Peter Werner-1984) et Assassin (1986), réalisé par Sandor Stern. Dans ce récit d’anticipation, il est un ancien agent de la CIA chargé de mettre hors d’état de nuire un robot doté d’un armement très sophistiqué, programmé pour assassiner des personnalités politiques très importantes. On le voit, beaucoup de rôles très physiques pour l’acteur qui s’était entre-temps remarié avec une jeune femme de dix-huit ans nommé LaVelda Fann, rencontrée l’année précédente.

On retiendra également de cette période Faut-il tuer Dan Malone ? (Jerry Jameson-1986) où Robert Conrad interprète un officier de la police new-yorkaise qui découvre, au cours d’une enquête de routine, l’existence au sein même de la police d’un commando secret chargé de combattre le terrorisme sur le territoire américain. Citons aussi Le cinquième missile (Larry Peerce-1986), avec David Soul et Sam Waterston, où il interprète le commandant d’un sous-marin nucléaire américain chargé de tester des missiles dans l’optique d’une troisième guerre mondiale, Une bavure policière (James Darren-1988), où il est un policier victime d’un coup monté qui est condamné aux travaux forcés et se retrouve emprisonné avec les criminels qu’il a fait arrêter, et plus récemment Le parrain est trop bon (Virgil W. Vogel-1991) et Vengeance sur parole (Peter H. Hunt-1993).

Dans Le parrain est trop bon, il est un chef de la mafia de Chicago qui s’efforce d’élever malgré lui les cinq enfants de sa sœur, devenus orphelins après le décès de leur grand-mère maternelle. Son interprétation d’un mafioso au grand coeur prouve que l’acteur est également très à l’aise dans le registre de la comédie. Dans Vengeance sur parole, il est l’officier de police Jack Stewart qui enquête sur les assassinats de plusieurs adolescents en Californie. L’intrigue reste passionnante jusqu’aux derniers instants et procure quelques bons moments de suspense grâce à d’habiles rebondissements. Robert Conrad est particulièrement convainquant dans le rôle de ce policier lancé sur les traces d’un assassin.

A la fin des années 80, il retrouva un rôle titre dans la série High Moutain Rangers, diffusée en 1988 sur CBS, où il interprétait Jesse Hawkes, fondateur d’une équipe de secours d’élite établie dans les montagnes de la Sierra Nevada près du lac Tahoe. Séparé de sa femme, Hawkes vit dans une maison isolée avec son jeune fils Cody (Shane Conrad), et, bien qu’officiellement à la retraite, il n’hésite pas à prêter main forte à son fils Matt (Christian Conrad), qui a pris la relève, lors de ses missions de sauvetage. Outre ses deux fils, l’acteur s’est également entouré pour l’occasion de sa fille, productrice exécutive de cette série tournée dans les superbes décors naturels du lac Tahoe.

L’année suivante, les acteurs sont à nouveau réunis dans une courte série intitulée Jesse Hawkes, diffusée sur CBS d’avril à mai 1989, où l’on retrouve les mêmes personnages qui opèrent dorénavant à San Francisco après l’accident de Matt, blessé lors d’un affrontement avec des trafiquants de drogue. Aux côtés des deux fils dans « Search and Rescue » puis dans « Jessie Hawkes ». Parmi ses dernières productions télévisuelles, on retiendra Search and Rescue (traduit en français par Les hommes de bonne volonté), qui fut diffusée en 1993 sur NBC. L’histoire se déroule à Bear Valley, au coeur de la Sierra Nevada ; un groupe constitué d’hommes et de femmes met en place bénévolement une unité de secourisme afin de prêter assistance aux personnes victimes d’accidents de montagne. Il y est un pilote d’hélicoptère nommé Tooter Campbell. A noter la présence à ses côtés de sa femme dans le rôle de Lisa, qui s’occupe de la station service locale. On a pu le voir récemment tenir le rôle d’un officier de police dans le film La course au jouet (Brian Levant-1996) avec Arnold Schwarzenegger, qui marquait son retour au cinéma après plus de dix ans d’absence.

Ces dernières productions montrent que Robert Conrad est avant tout un humaniste proche de la nature. Il réside depuis des années dans une immense propriété à Bear Valley, dans la Sierra Nevada, dans une demeure très vaste située en pleine verdure. En semi-retraite depuis quelques années, il profite de son temps libre pour s’occuper de ses enfants (il a eu trois filles de son second mariage, Kaja, Chelsea et Camille) et petits-enfants, et pour voyager en compagnie de sa famille.

Ce portrait de Robert Conrad est significatif de la carrière d’un artiste complet, à la fois acteur, réalisateur, producteur et même chanteur, qui s’est beaucoup consacré à la télévision et dont la longévité à l’écran n’a d’égale que la qualité de ses interprétations. Sa carrière comporte de fort belles réussites comme Colorado ou Les têtes brûlées dont l’apogée demeure, cependant, pour de nombreux téléspectateurs, son rôle de charme et de choc dans Les mystères de l’Ouest qui en fit une des stars les plus populaires du petit écran.

conrad8.jpg

FILMOGRAPHIE

Séries en tant que vedette

  • HAWAIIAN EYE (1959-1963)
  • THE WILD WILD WEST (LES MYSTÈRES DE L’OUEST) (1965-1969)
  • THE D.A. (1971-1972)
  • ASSIGNMENT VIENNA (L’HOMME DE VIENNE) (1972-1973)
  • BLACK SHEEP SQUADRON (LES TETES BRULEES) (1976-1978)
  • COLORADO (1978)
  • THE DUKE (1979)
  • A MAN CALLED SLOANE (SLOANE, AGENT SPECIAL) (1979)
  • HIGH MOUNTAIN RANGERS (1988)
  • JESSE HAWKES (1989)
  • HIGH SIERRA SEARCH AND RESCUE (1995)

Séries en tant qu’invité

  • MAVERICK : « Yellow river » (1959)
  • SEA HUNT : « The stunt » (1959) & « Water-ski show » (1959)
  • COLT 45 : « Amnesty » (1959)
  • MAN AND THE CHALLENGE : « Maximum capacity » (1959)
  • 77 SUNSET STRIP : « Only zeroes count » (1959) & « Who killed Cock Robin ? » (1960)
  • THE GALLANT MEN : « And Cain cried out » (1962)
  • TEMPLE HOUSTON : « The town that trespassed » (1964)
  • THE KRAFT SUSPENSE THEATRE (HAUTE TENSION) : « Four into zero » (Un gros coup pour rien) (1965)
  • MANNIX : «The playground » (La scène) (1969)
  • MISSION : IMPOSSIBLE : « The contender » (Combats) (en deux parties) (1968), « Killer » (Killer) (1970) & « Break » (Billard électronique) (1972)
  • ALL IN THE FAMILY : « Mike and Gloria’s wedding » (en deux parties) (1971).
  • COLUMBO : « An exercise in fatality » (Exercice fFatal) (1974)
  • J.J. STARBUCK : « Killing in the market » (1987)

Emissions spéciales

  • THE JOEY BISHOP SHOW (1969)
  • THE MIKE DOUGLAS SHOW (1976)
  • BATTLE OF THE NETWORK STARS (1976-1979)
  • CIRCUS OF THE STARS (1977)
  • SATURDAY NIGHT LIVE (1980)
  • TV’S WESTERN HEROES (1995)
  • POLITICALLY INCORRECT (1995-1998)

Téléfilms

  • LA NUEVA CENICIENTA (LE ROSSIGNOL DE CASTILLE) (George Sherman-1965)
  • THE D.A. : MURDER ONE (Boris Sagal-1969)
  • LOS BANDIDOS ou THE BANDITS (LES BANDITS) (Robert Conrad et Alfredo Zacharias-1967)
  • WEEKEND OF TERROR (Judson Taylor-1970)
  • THE D.A. : CONSPIRACY TO KILL (Paul Krasny-1971)
  • THE ADVENTURES OF NICK CARTER (Paul Krasny-1972)
  • FIVE DESPERATE WOMEN (Ted Post-1972)
  • THE LAST DAY (Vincent J. McEveety-1975)
  • SMASH-UP ON INTERSTATE 5 (CARAMBOLAGE) (John Llewellyn Moxey-1976)
  • BREAKING UP IS HARD TO DO (Lou Antonio-1979)
  • THE WILD WILD WEST REVISITED (LE RETOUR DES MYSTÈRES DE L’OUEST) (Burt Kennedy-1979)
  • MORE WILD WILD WEST (Burt Kennedy-1980)
  • COACH OF THE YEAR (Don Medford-1980)
  • WILL : THE AUTOBIOGRAPHY OF G. GORDON LIDDY (G. GORDON LIDDY, L’HOMME QUI EN VOULAIT TROP) (Robert Leiberman-1982)
  • CONFESSIONS OF A MARRIED MAN (LE FINANCIER) (Steve Gethers-1983)
  • HARD KNOX (L’ÉCOLE DES HÉROS) (Peter Werner-1984)
  • MOVING VIOLATIONS (Neal Israel-1985) (non crédité)
  • TWO FATHERS’ JUSTICE (Rod Holcomb-1985)
  • ASSASSIN (ASSASSIN) (Sandor Stern-1986)
  • CHARLEY HANNAH (BAVURE À MIAMI) (Peter Hunt-1986)
  • THE FIFTH MISSILE (LE CINQUIÈME MISSILE) (Larry Peerce-1986)
  • ONE POLICE PLAZA (FAUT-IL TUER DAN MALONE ?) (Jerry Jameson-1986)
  • CROSSFIRE (Robert Conrad et Alfredo Zacharias-1986)
  • HIGH MOUNTAIN RANGERS (Paul Krasny-1987)
  • POLICE STORY : GLADIATOR SCHOOL (UNE BAVURE POLICIÈRE) (James Darren-1988)
  • GLORY DAYS (50 ANS ET STAR DU FOOT) (Robert Conrad-1988)
  • MURDER ONE (Graeme Campbell-1988) (non crédité)
  • ANYTHING TO SURVIVE (Zale Dalen-1990)
  • MARIO AND THE MOB (LE PARRAIN EST TROP BON) (Virgil Vogel-1991)
  • SWORN TO VENGEANCE (VENGEANCE SUR PAROLE) (Peter H. Hunt-1993)
  • HIGH SIERRA SEARCH AND RESCUE (LES HOMMES DE BONNE VOLONTÉ) ( Paul Krasny-1993)
  • SAMURAI COWBOY (Michael Keusch-1993)
  • TWO FATHERS : JUSTICE FOR THE INNOCENT (LA HAINE DANS LE SANG) (Paul Krasny-1995)

Films

  • THE COMMIES ARE COMING (George Waggner-1957)
  • THUNDERING JETS (Helmut Dantine-1958)
  • PALM SPRINGS WEEKEND (LES DINGUES SONT LACHÉS) (Norman Taurog-1963)
  • YOUNG DILLINGER (Terry Morse-1965)
  • MURPH THE SURF (COMMENT VOLER L’ÉTOILE DE L’INDE) (Marvin J. Chomsky-1975)
  • SUDDEN DEATH (MORT SUBITE) (Eddie Romero-1977)
  • THE LADY IN RED (DU ROUGE POUR UN TRUAND) (Lewis Teague-1979)
  • WRONG IS WRIGHT (MEURTRE EN DIRECT) (Richard Brooks-1982)
  • JINGLE ALL THE WAY(LA COURSE AU JOUET) (Brian Levant-1996) 

Posté le Jeudi 14 décembre 2006 @ 15:29:23 par: cdordain

 
les mysteres de l'ouest dans les mysteres de l'ouest pix

9 janvier, 2007

amicalement votre

Classé sous amicalement votre — maquesnot @ 0:47

amicalement1.jpg


Une série Policiére remplis d’action mais aussi d’humour avec un générique que beaucoup se souviennent encore. Cette série est apparu sur nos écran en 1971 (he oui en effet ca date). Une belle série qui a marqué les années 1970.DESCRIPTION :Deux invitations anonymes à l’Hôtel Riviera sur la Côte d’Azur amènent un riche industriel américain Danny Wilde et un aristocrate anglais Lord Brett Sinclair à se rencontrer.Leur rencontre est trés inattendue, mais planifiée et bien manoeuvrée par le Juge Fulton.Nos deux compères se retrouvent côte à côte à un feu rouge et décident de faire une course. Brett Sinclair est à bord de sa célèbre Aston Martin DBS. Elle est immatriculée BS1. Danny Wilde conduit une ferrari Dino 246 GT. La route les sépare à un moment donné, mais les deux itinéraires conduisent au même point que Danny et Brett atteignent au même instant. Leurs véhicules s’immobilisent devant l’hôtel, capot contre capot.Nos deux personnages entrent ensuite dans l’hôtel et finissent par se battre et saccager une partie du restaurant. Motif de cette dispute : la recette d’un cocktail, le Créole crème.Ils s’aperçoivent enfin qu’ils sont à la merci de leur mystérieux hôte. Autrefois, le Juge Fulton avait appliqué la loi dans certaines affaires criminelles, mais certaines personnes avaient quand même réussi à y échapper. Maintenant à la retraite, il est résolu à rétablir l’équilibre entre la loi et la justice. Le juge a donc décidé de faire appel à Danny et Brett pour résoudre quelques affaires et les a persuadés de travailler pour lui en leur faisant réaliser que la prison était leur seule autre alternative. C’est ainsi que débuta, pour ce duo, une nouvelle carrière d’aventures et de dangers en tant que « Persuaders », les chercheurs de justice dans un monde injuste…

Amicalement vôtre est ainsi devenue une série de référence : Deux stars à l’affiche, une musique devenue culte, de l’action, un générique inoubliable, et, le plus important, un humour qui ne vieillit pas au fur et à mesure des rediffusions. The Persuaders (puisqu’il s’agit du titre en V.O.) c’est d’abord Lord Brett Sinclair, un noble anglais au charme et au charisme inimitable, avec ses ancêtres innombrables, ses costumes sans un faux pli, ses voitures de sport. C’est aussi Danny Wilde, venu des bas-fonds de New York, aux choix vestimentaires très particulier. C’est un self-made man.

treehill |
onetree |
Stargate Alpha |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | le monde merveilleux de gro...
| Plus belle la vie
| j'ai rêver d'un autre monde